We are the champions

Coup de gueule contre les nullipares récalcitrants, qui me regardent de travers quand j’arrive à 9h35 au bureau alors que je me suis levée à 6h15 et que j’ai dû affronter deux colères enfantines, l’inertie sans limites de ma fille aînée (Bouddha, est-ce toi qui m’éprouve ? Je crois que j’ai montré la solidité de ma zénitude en ne butant personne), la baston des places de parking devant l’école et le fucking RER B qui ne marche jamais.

Les nullipares récalcitrants qui pensent sans me le dire que j’abuse de repartir à 17h, mais comment veux-tu que je fasse autrement ? L’école ferme à 18h30 et le fucking RER B ne marche jamais. Qui s’autocongratulent d’être arrivés tôt le matin et de rester tard le soir, heureusement qu’ils sont là pour faire tourner la boîte. Ils ont le sentiment du travail bien fait. En tout cas longtemps fait.

Mais eux, ce sont des petits rigolos. Moi quand j’arrive, je suis debout depuis plus de 3h et j’ai déjà cramé 50% de mon énergie de la journée. Et quand je pars, c’est le marathon qui continue : RER-garderie-devoirs-bain-dîner-pyjama-coucher des enfants, tout ça en 1h30 chrono (et avec handicap, car les enfants ne veulent jamais faire leur devoirs, aller dans le bain, sortir du bain, mettre leur pyjama, venir à table, se dépêcher de manger, arrêter de parler tous en même temps pendant le dîner, ne pas se taper sous la table, aller se laver les dents, aller au lit, arrêter de jacasser/pleurer/réclamer/jouer/lire, essayer de s’endormir). Et quand enfin les enfants dorment, croyez pas que je me la coule douce. Non. Quand les enfants dorment, il y a le linge, le lave-vaisselle, les cartables et les habits à préparer pour le lendemain. Et cetera.

champion haie

Alors les nullipares récalcitrants, ils m’emmerdent. Ok j’étais pas obligée de faire des enfants, ok je connais ce bonheur à nul autre pareil de la parentalité, mais qu’ils viennent pas me dire que je glande.

Merde quoi.

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