Les nains au supermarché

Vous voulez que je vous dise ? Il y a pire que se taper les courses du samedi au supermarché. C’est de se taper les courses du samedi au supermarché avec des nains. D’abord, les nains, ils n’ont pas envie d’aller au supermarché, ils préfèrent jouer à la Wii ou dessiner Baymax ou emmerder le chat. Et moi ? Vous croyez pas que j’aimerais mieux boire une bonne bière belge (allitération en « b ») en regardant des conneries sur Internet ? Bref, personne n’a envie d’aller au supermarché, ce qui n’arrange pas mes affaires.

Une fois que j’ai décollé les enfants sauvages de leurs occupations fructueuses, dans les couloirs d’Intermarché, c’est la fête. Il y a moult bonbecs et gâteaux à réclamer, des jouets en plastoc made in China qui puent la camelote et les produits allergènes mais aussi toutes les tentations auxquelles on ne pense pas au premier abord : le maquillage de pacotille, les surgelés (mamaaaaan, je veux une glaaaaaace ! tu m’avais promiiiiiis ! (c’est archifaux mais il faut toujours essayer, le bluff parfois ça marche, d’autant que j’ai une mémoire de poisson mort)), les saucissons, le papier-cadeaux Petshop sournoisement embusqué près des caisses… Sans oublier ce qui fait le charme du lieu : les mini-caddies qui permettent aux gosses de jouer aux auto-tamponneuses dans les jambes des mamies et, le clou du spectacle, dans le hall, la voiture de Oui-Oui où tu mets 1€ dedans et ça te balance comme un débile.

Si tes gosses sont perdus à Intermarché, va voir la voiture de Oui-Oui, ils sont sûrement dedans.

voiture oui oui
Putain j’ai jamais aimé Oui-Oui.
Publicités

Should I stay or should I go (7 bonnes raisons de ne pas divorcer)

Quand on sent que la lune de miel, c’est plus ça. Dans cette période charnière où on commence à se poser sérieusement des questions (pas le « j’en ai marre je vais me barrer » de colère qui passe après l’orage), on trouve un tas de bonnes raisons de rester. Pourquoi ? Peut-être parce que un mauvais couple connu, c’est plus rassurant qu’un futur inconnu. Parce qu’une séparation, ça occasionne des changements qui ne vont pas forcément dans le sens qu’on souhaiterait. En tout cas, elles peuvent s’incruster longtemps, ces fausses bonnes raisons de ne pas claquer la porte. Voilà les miennes (qui n’engagent que moi, comme on dit, et en dehors de tout jugement de valeur sur la vie des autres, chacun fait ce qu’il veut avec son cul, sa liberté, ses chances de bonheur).

1. C’est sûrement une crise passagère, ça va passer. (Ou sa variante : on ne va pas baisser les bras au premier obstacle.) En ce qui nous concerne, j’ai mis du temps à comprendre que la crise passagère qui revient tous les deux mois, même si elle passe effectivement, elle revient. Pourtant j’ai un QI normal. Mais à chaque fois je me disais allez, c’est passé, on va repartir sur des bonnes bases et avec l’aide de notre amour, tout va s’arranger. (Avec le recul c’est un peu comme si je pensais allez, si j’y crois très très fort un gentil monsieur barbu va venir déposer des cadeaux pour moi pendant la nuit en passant par la cheminée). Bien sûr il ne s’agit que de mon cas particulier. Il y a des couples où ça passe et les choses s’arrangent. Où le dialogue constructif et bienveillant permet à la relation d’évoluer. Ce n’était pas notre cas, mais il m’a fallu de longues années pour le reconnaître et virer ces putains de oeillères qui me faisaient croire que vivre comme ça était forcément mieux.

j arrete de fumer
Allez, demain, j’arrête.

2. On pourrait rester pour les enfants. Sûr. On va continuer à ne pas se supporter en ne s’aimant plus alors qu’en s’aimant, on n’y arrivait déjà pas. Et pour les enfants, ça sera vachement mieux que d’avoir un papa et une maman séparés. En fait, les enfants ont été une des premières raisons de vouloir partir, bien avant d’avoir été prête à le faire. Parce que je ne voulais pas qu’elles grandissent dans la peur, les cris et les larmes, et que je pense avoir encore une chance de leur montrer que l’amour et le respect, ce n’est pas ça (et si ça foire parce que je ne croise jamais la route du Super Amour de ma Vie, au moins j’espère avoir donné à mes filles une « leçon de vie », pour parler pompeusement, sur ce qu’on est en droit de refuser dans sa laïfe). Une autre raison, c’est que je pense que les enfants sont pas cons. Ils comprennent quand les parents restent ensemble pour eux, et je trouve que c’est une sacré responsabilité qu’on leur met sur le dos. Personnellement, je n’aurais pas aimé me sentir responsable du fait que mes parents aient gâché leur vie en vivant ensemble plutôt que de trouver un équilibre seul(e) ou avec quelqu’un d’autre.

3. Je vais perdre la maison. Ca c’est quelque chose qui m’a longtemps bloquée. Je savais bien que je ne pouvais pas piétiner mes principes et mon bien-être moral parce que je voulais rester dans cette maison sympa qu’on venait d’acheter (oui, c’est mieux de divorcer juste après avoir acheté une maison ensemble, je trouve qu’on a pas mal assuré sur ce coup, la banque nous dit merci). Pour autant, j’ai eu besoin d’une période de plusieurs mois pour faire mon deuil de ce projet. Oui, je m’étais projetée dans le futur éloigné avec cette maison, il a fallu défaire ça, et ça a été dur. Maintenant, je sais que je vais devoir la quitter et j’essaie d’en profiter au maximum. Et comme dit ma soeur, c’est que des cailloux, c’est rien à côté de tout ce que tu vas gagner en sérénité. Alors c’est vrai, on va se tasser dans un tout petit appart à 3 avec les enfants, mais je sais que je vais être beaucoup mieux comme ça que dans une maison avec quelqu’un qui me rendait malheureuse. Et puis je vais pouvoir regarder M6 Déco pour me faire un intérieur qui me ressemble (ouch). (Ou plutôt aller draguer au rayon perceuses des magasins de bricolage.)

4. Mon niveau de vie va baisser. Indeed. Et pas qu’un peu. Et quand on est déjà un peu ric-rac c’est pas enthousiasmant. Mais vu tout ce que je perds de pourri (cf. point précédent), on va dire que ça devient presque un détail. Je vais continuer à apprendre à consommer moins et mieux, d’ailleurs la décroissance c’est tendance, et avec les enfants on va tout faire nous-mêmes (le DIY c’est tendance aussi, ça tombe pas bien ?).

5. Je vais galérer seule avec deux enfants. Ben en fait pas tellement. Faut dire qu’avant la séparation, j’avais presque l’impression de vivre déjà seule avec deux enfants. Du coup l’augmentation des complications sur ce point est minime, voire indolore. À côté de ça, comme je sais que je ne peux compter que sur moi-même et pas sur l’autre parent qui pourrait potentiellement aider mais ne le fait pas, je m’organise mieux et je crise moins. Je ne dis pas que tout est facile mais je trouve des solutions. Pour éviter de devoir partir du bureau tous les jours à une heure qui fait lever le sourcil des chefs. Pour éviter aussi de me sentir totalement coincée quand j’ai les enfants. Et je sais qu’elles vont grandir, avoir de plus en plus d’autonomie, participer de plus en plus aux tâches de la maison (j’envisage de lancer bientôt des concours de pliage de linge), et que bientôt je pourrai les laisser seules sur des courtes périodes au lieu de devoir les trimbaler partout, d’autant que le monsieur de la banque, qui a peu d’humour, n’est pas très open aux blagues de ma plus jeune fille ou à ses démo de Violetta dans l’agence.

6. Je vais lui briser le coeur. Certes. C’est d’ailleurs pas faute de l’avoir entendu de la part de mon ex-mari : tu peux pas partir, je suis tellement malheureux sans toi. Alors. Comment dire ? Pourrais-tu trouver un argument qui me concerne directement ? Oui parce que tu sais, je suis une bitch sans coeur et je n’hésiterai pas à te quitter si c’est bon pour moi, même si c’est mauvais pour toi. Parce qu’en fait, avant, c’est moi qui pleurait tout le temps, et si pleurer quand on se fait larguer ça semble assez naturel, pleurer quand on est en couple, c’est moyen moyen bon signe. Bon ok je fais la fiérote maintenant que c’est assez loin derrière moi, mais c’est vrai que sur le moment j’avais les boules de faire souffrir ce pauvre homme, même si je savais que c’était pas une raison pour sacrifier mon bonheur (égoïste, ça va de soi).

7. Ca va traumatiser les enfants. Cf. point 2. On ne peut pas nier que sur le moment, les enfants sont pas jouasses. Ils sont même très tristes. Ca leur brise le coeur à eux aussi. Heureusement, il y a les psy. Les psy vous disent merci de divorcer, ça leur fait des couilles en or, mais je m’égare. Bref, si vraiment l’enfant file un mauvais coton, on peut s’aider d’un psy pour la modique somme de un bras. Sinon il faut savoir qu’aujourd’hui, environ la moitié de leurs copains ont des parents séparés, ce qui leur donne des sujets de conversation dans la cour de récré. Et plus ils grandissent, plus ils ont de la chance d’avoir des copains enfants de divorcés/séparés (en maternelle ça reste assez rare, il faut le temps que le mécontentement s’installe). Nous concernant, et sans vouloir mettre tout sur le dos de mon ex-mari, les enfants ont probablement été beaucoup plus traumatisés par son comportement incongru et son état dépressif que par la séparation proprement dite (mais il faisait pas exprès d’être dépressif, c’est parce que je lui avais brisé le coeur). Surtout, la bonne nouvelle, c’est que si on attend suffisamment longtemps, quelques mois ou quelques années selon la gravité du merdier, les enfants s’adaptent et revont mieux.

Faut pas croire que j’ai balayé ces bonnes raisons de rester en 48h chrono. Ca m’a pris des mois. Et je ne jette pas la pierre, Pierre, aux gens qui restent pour ces raisons-là, parce qu’en vrai aucune n’est anodine et qu’on peut pas peser le pour et le contre pour les autres. (Au passage, je ne remercie pas les gens qui ont cru bon de me dire t’es sûre de vouloir partir ? Oui motherfucker je suis sûre, tu crois que je suis mise dans cette mouise pour le plaisir ? Et je remercie tous ceux qui m’ont proposé leur aide quelle qu’elle soit.).

Le bon goût près de chez vous

Une de mes filles a le goût sûr et sobre des enfants de 6 ans. Voire un peu plus que les enfants de 6 ans lambda. Son shopping récent : une casquette léopard (l’instit qui ferme la porte de l’école le matin l’appelle dorénavant Amanda Lear), de la laine brillante dorée (« je vais me faire des mitaines maman ») et des chaussons en forme de pattes d’animal (animal indéterminé mais avec des petites griffes roses).

chaussons pattes de monstre
Un peu ce genre de chaussons mais en fourrure d’animal. J’ai découvert qu’il en existe de bien pires mais heureusement, j’ai réussi à tenir cette information secrète jusqu’à présent.

Évidemment, je ne suis pas obligée de cautionner. D’abord c’est moi qui contrôle le porte-monnaie (c’est le mien, j’ai le droit). Je peux refuser de payer et hop, pas de shopping zarbi. Mais là au total, j’en ai eu pour environ 3€, et si je peux me marrer quotidiennement à domicile pour cette modique somme, je préfère ne pas me priver. Ensuite, je pense qu’à 6 ans, on a encore le droit de s’habiller de façon non conventionnelle, et que le temps où elle ne voudra plus mettre une fringue parce que les autres trouvent ça moche arrivera bien assez vite. Et de toutes façons, les chaussons, c’est intrinsèquement ridicule, alors autant s’éclater avec ses chaussons. Certains font bien ce qu’ils veulent avec leurs cheveux. En plus ça gêne personne, sauf les gens qui viennent à la maison. Ceux qui sont pas contents des chaussons de ma fille n’ont qu’à plus venir.

J’avoue que parfois elle a un look original, comme le jour où elle a mis un collant à rayures multicolores avec une jupe à volants à motifs multicolores aussi (mais pas le même multicolore)(on avait pas dit less is more ?). Sans parler de la casquette léopard. Mais comme j’ai renoncé depuis longtemps à jouer à la poupée avec mes enfants, et que j’ai pas les moyens de les faire shopper chez Bonton (où, c’est quasi certain, on ne trouve nulle casquette léopard dans les rayonnages), j’assume.

La seule chose que je ne tolère pas c’est les sandales avec des chaussettes ou un collant. Même les plus ouverts d’esprit d’entre nous ont leurs limites.

Le divorce pour les nouilles

Comme c’est mon premier divorce, je découvre beaucoup de choses, c’est très intéressant. Le fonctionnement de la justice par exemple est assez intriguant de mon point de vue.

Je résume en gros : tu déposes un dossier pour demander l’autorisation de divorcer (ça s’appelle une demande d’assignation en divorce, d’après mes souvenirs). Pour cela, il faut « saisir le JAF » [juge aux affaires familiales, pour les nouilles débutants].

C’est le moment de demander un paquet de pognon à ton ex-conjoint.

En fait non, mais je n’entrerai pas dans ces détails pour l’instant.

Donc je dépose un dossier circonstancié. Je demande d’urgence des mesures provisoires (= une décision concernant la garde des enfants, le domicile de chacun, etc., en attendant le vrai divorce qui peut être loooong, très loooong à venir) étant donné le chaos dans lequel on vit depuis mon départ de la maison. Je propose poliment qu’on me confie les enfants étant donné l’état psychologique de mon ex-mari (c’est une époque où il s’est suicidé de plusieurs manières, c’était varié, on ne s’ennuyait jamais, les pompiers et le Samu sont devenus des bons potes à force, sauf que je trouvais qu’ils laissaient un peu trop de bordel dans la maison). J’ajoute les petits papiers qui vont bien, ceux qu’on fait faire de gaieté de coeur au poste de police parce qu’on a rien d’autre à foutre dans sa vie, hein. Je me présente le jour dit au tribunal. J’attends plusieurs heures dans le « couloir des divorces » car les JAF font ça à la chaîne et forcément, ils prennent du retard parce que régler des crépages de chignon plus ou moins graves en une demi-heure, c’est un peu optimiste.

Et là, je tombe sur une JAF qui a décidé que vraiment, j’étais une grosse tepu de quitter ce pauvre monsieur. Bref, après une audience angoissante – j’ai même cru à un moment qu’elle allait confier la garde des enfants à leur père dépressif et suicidaire -, nous sortons de là avec un « accord ». Et une incitation très forte d’entamer une médiation familiale, car la JAF croit du fond de son coeur pur à la médiation familiale, c’est ce qu’il nous faut. (En réalité ce fut une perte de temps, d’argent et d’énergie supplémentaire, pas que je soie contre la médiation familiale, mais dans notre cas c’était tout à fait inapproprié.)

Et là, il faut bien comprendre que cette première audience, appelée « de non-conciliation » ne sert qu’à dire : ok les gens, vous voulez divorcer (ou l’un/e d’entre vous veut divorcer), vous pouvez y aller, go !!! Et, quand même, à avoir un papier, appelé ONC (ordonnance de non-conciliation), qui acte tout ça, détaille la garde, les domiciles, la pension, toussa. Papier que tout le monde va demander dans les mois à venir : la mairie, les impôts, la CAF… Donc le perds pas sinon t’es bien dans la merde.

david beckham
Oui je sais ça n’a rien à voir mais quand j’ai tapé « divorce nouille » dans Google Images je suis tombée sur David Beckham. Et puis ça fait joli.

La suite du programme, si j’ai bien compris, c’est qu’il faut « assigner en divorce ». Et là, de mon point de vue, c’est surréaliste. En gros il y a pas 36 façons de divorcer :

  1. T’es d’accord avec l’autre pour jeter l’éponge. C’est le consentement mutuel. Reste à régler ce qui concerne les éventuels enfants, le fric (ça s’appelle « liquider la communauté »), le logement (« liquider la communauté » aussi, si t’as acheté un « bien »), la ou les voitures, les bijoux, les lingots, les meubles Starck, etc. Si t’es pas d’accord pour le consentement mutuel, il faudra aussi liquider la communauté, mais plus tard, après un parcours semé d’embûches. Donc munis-toi de patience. (Et de fric, pour l’avocat.)
  2. T’es pas d’accord avec l’autre, par exemple il veut pas te quitter parce que tu es la femme de sa vie, et il te fera plus jamais peur en balançant des chaises à travers le salon, c’est juré. Mais toi tu trouves que si, tu veux divorcer quand même. Alors là c’est pas compliqué non plus :
  • A) Divorce pour faute. Tu dis : madame la JAF, il m’a embêtée, je peux prendre mes cliques et mes claques et aller vivre sereinement un peu plus loin ? Là où ça se corse c’est qu’il faut PROUVER la faute. Donc petits papiers du commissariat si c’est pour violence (en général ça suffit pas, il faut aussi des écrits des services médico-judiciaires, ou UMJ, mais il faut savoir qu’il faut vraiment s’être fait démolir la gueule pour que ça compte), certificats médicaux si c’est parce qu’il se drogue et dépense tout l’argent du supermarché en héroïne, relevés bancaires si il est accro au jeu et a endetté la famille sur 5 générations en perdant au poker, photos de détective privé si il saute sa secrétaire, etc. Toutes ces sortes de choses qu’il est très difficile et coûteux d’obtenir. Sachant que ça signifie aussi entrer en guerre.
  • B) Divorce pour altération du lien conjugal. Tu dis : madame la JAF, en fait on vit plus vraiment ensemble, notre mariage est une farce, on peut arrêter là ? Pour que ça soit validé, il faut prouver qu’il n’y a plus de vie commune depuis deux ans. Et là où je trouve ça formidable, c’est qu’on prend comme date d’origine de la « cession de vie commune » l’audience de non-conciliation. Soit le moment où la JAF elle-même nous a autorisé à « résider séparément ». En même temps c’est pratique, on va pas me demander de lui prouver quoi que ce soit.

J’en suis là. À compter les mois pour savoir dans combien de temps on pourra être vraiment divorcés. En attendant mon ex-mari me surveille du coin de l’oeil et ne manque pas de me rappeler mes obligations de femme mariée : fidélité, assistance au conjoint… (ça ne va pas jusqu’au devoir conjugal, il a quand même le sens du ridicule passé un certain seuil).

J’ai encore du mal à comprendre pourquoi, en 2014, on ne peut pas juste dire : je veux divorcer, point barre. Ca m’apprendra à m’être mariée.

Note pour ceux qui sont jaloux : on peut passer devant le JAF sans être marié, du moment qu’on a des enfants.

Spécial saint Valentin

Un jour qu’on parlait d’amour avec les enfants, du temps où je vivais encore avec leur père, ma fille cadette annonce : « Maman, ses amoureux, c’est des professeurs. » (Mon ex-mari est prof. Ceci explique en partie cela.)

(Damned. Qui lui a dit ?)

Intriguée, je lui dis : « Mon amoureux c’est papa et il est professeur, mais pourquoi tu penses que j’ai plusieurs amoureux ? » Elle répond : « Parce que t’es très jolie. »

J’aime cette attitude. Quand on a plusieurs chéris, on est pas salope ou infidèle, on est canon.

sainte nitouche
Sainte Nitouche.