Flash info

Pour des raisons indépendantes de ma volonté :

  • smartphone noyé (non il n’est pas tombé dans les chiottes, c’est sooo banal),
  • événement triste et chronophage,

les commentaires de ce blog sont restés en jachère pendant plusieurs jours, autant dire un millénaire dans le monde de l’Internet.

Merci Harry pour ce point info.
 
Reprise des transmissions réactives sous peu.

Bisous 

PS : en revanche les billets programmés à l’avance ont continué le job.

Should I stay ou should I go ? (chez le psy pour enfants)

Les enfants sont naturellement dingo. Par exemple, ils préfèrent une Barbie-pétasse de très mauvais goût, et probablement sous l’emprise d’un macho de chez Mattel, qu’une Chimay. Partant de là, c’est pas toujours facile de savoir quand ils déconnent pour de vrai et qu’il faut les emmener chez le docteur-du-cerveau-la-gentille-dame-va-t-aider. (Et vider mon compte en banque mais « ça fait partie de la thérapie, madame, si l’enfant sent que vous n’êtes pas investie, il n’entrera pas dans la relation avec le thérapeute ». (Ok je brode un peu, c’était dit plus sommairement.))

zinzins de l'espace
Et là, le gentil thérapeute dit au petit enfant…
Quand les signes du mal-être sont donc plus subtils que mettre le feu à la mairie ou torturer des petits animaux volontairement (car les enfants torturent les petits animaux involontairement en étant persuadés de les aimer, il faut le savoir, et ça n’en fait pas des Dexter en devenir pour autant), comment se rendre compte qu’ils ont « besoin d’aide » ? (On dit ça quand on veut pas avouer en société que le gosse va voir un psy ; on peut aussi parler « d’espace de parole » ; demandez-moi si vous savez pas, je commence à maîtriser le vocabulaire.)

En ce qui concerne mes boulets, j’ai repéré plusieurs signaux d’alarme.

  • Le boulet ne veut plus aller à ses activités extra-scolaires alors que je me décarcasse depuis septembre pour caser les trajets, stages de vacances, spectacles et fêtes de fin d’année, etc., dans mon planning complexe (avec activités qui se superposent, double salto arrière). Il ne veut même plus aller aux anniversaires des copains. Il veut rester dans la maison.
  • Le boulet est sage et triste à l’école au lieu d’être une balle rebondissante comme à son habitude et de se cacher dans les petites haies pour ne pas rentrer en classe après la récré (c’est l’instit qui a dû bien flipper en comptant les élèves et en voyant qu’elle en avait égaré un).
  • Le boulet râle, pleure, chouine et crie TOUT LE TEMPS comme s’il était pris d’une grande fatigue permanente qui fait que plus rien n’est supportable. Sa joie de vivre est partie. (Alors qu’il n’y a pas grand-chose de plus puissant que la joie de vivre du petit boulet qui trouve en toute circonstance matière à s’amuser et se réjouir.)
  • Le boulet a peur de tout, y compris de sa propre chambre, de son propre lit (probablement colonisé, il est vrai, par des acariens moches et méchants). Il n’est en sécurité nulle part. Tout est effrayant. Aussi le boulet se boulette-t-il aux jambes de sa mère pour se sentir protégé, ce qui fait râler ladite mère au lieu d’aboutir au résultat escompté (se sentir protégé, pas se faire engueuler).
  • Le boulet est chiant. (Ah non, ça on avait dit que c’était signe de bonne santé psychique.)

Je pense qu’il existe d’autres signaux que je n’ai pas constatés pour cette fois, comme faire des cauchemars toutes les nuits, jouer avec son caca ou arrêter de parler.

Quant à savoir si emmener l’enfant chez le psy est utile ou pas, c’est un autre débat.

Du baume au cœur

L’avantage avec les enfants, c’est qu’ils ont des goûts à la fois particuliers et souvent très prévisibles. C’est très pratique, par exemple les jours où je me sens défraîchie pour une raison ou une autre (insomnie, poussée de boutons, coupe de cheveux ratée…) et où j’ai donc besoin d’un booster pour le moral avant d’aller affronter la grande journée. Il me suffit de me vêtir d’une tenue adéquate pour déclencher une cascade de remarques admiratives (maman t’es trop belle, j’aimerais tellement être aussi belle que toi quand je serai grande !).

Au top 5 des accessoires qui marchent à tous les coups :

  • la jupe, si possible bariolée et avec du rose, mais sans ça marche aussi,
  • la robe, n’importe quelle robe (sachant que je n’ai bien sûr dans mon dressing que des robes éminemment torrides),
  • les chaussures à talons, SURTOUT si elles sont combinées avec un des vêtements susnommés,
  • les boucles d’oreilles, en particulier si elles sont voyantes et/ou pendantes,
  • toute tenue un peu chic (veste cintrée par exemple) partant du principe que ça n’arrive presque jamais et que ce qui est rare est cher (et donc beau).

(Bref, que des trucs de fifille quoi.)

miroir mon beau miroir
Miroir, mon beau miroir, me dis pas que cette pute de Blanche-Neige est la plus belle.

Autre solution-booster, l’amant myope qui me trouve belle même au saut du lit le matin. Mais contrairement aux enfants et aux tenues de filles, je ne l’ai pas tous les jours sous la main.

C’était suuuuuper !!!

Je retrouve les enfants après une semaine de vacances chez leur père. En général, j’ai passé 7 jours à sortir comme si j’étais une célib sans enfants, et à bosser comme si j’étais workalcoolic (ce qui est stupide entre nous parce que ça ne changera rien à ma piètre rémunération alors autant pas se casser cul, c’est mon côté excessif). Je suis donc heureuse de retrouver mes deux petits boulets ainsi que la routine reposante des jours d’école (on se comprend). C’est un moment de félicité où les enfants et moi sommes in love pendant environ 17 minutes, à la suite de quoi un enfant au moins pense à être pénible.

En général j’évite de les passer à l’interrogatoire pour savoir ce qu’elles ont fait chez leur père. Si elles veulent me raconter elles peuvent, sinon ça ne me regarde pas.

Souvent elles me racontent.

C’était super maman, on a mangé des pâtes et des pizza, et on a mangé devant la télé, on a joué à Minecraft, on a regardé des films, c’était trop super !

minion
Yeehaa !!!

Ok. Je vais perdre un max de points de popularité avec mes légumes, mes principes de vie au grand air et mes prétentions culturelles après ça.