L’heure, c’est l’heure

Aller aux machines à laver du camping.

Voir qu’elles sont prises (2 lave-linge pour 300 tentes).

Noter l’heure de fin.

Revenir 10 min avant l’heure de fin.

Se rendre compte qu’on a oublié les habits au pipi (accident de la veille) cachés derrière la tente.

Revenir chercher les habits plein de pisse avec tout le barda (autres habits, lessive, jeton, téléphone pour jouer à Candy Crush vérifier l’heure).

Retourner aux machines sans rien oublier.

Se rendre compte qu’on s’est fait griller la place.

Noter l’heure de fin.

Etc.

J’en profite pour partager cette devise qui sied à toute ma famille de retardataires endurcis.

La guerre des cailloux

Camping, jour 1

L’emplacement d’à côté héberge des petits enfants. Les plus âgés ont à peu près l’âge de ma cadette. Je me réjouis à l’avance que les filles se fassent des amis (pendant que je pourrai terminer ce haletant thriller).

Jour 2

Les amis nous jettent des boules de pétanque dessus. Nous pardonnons aux plus petits (< 3 ans) et expliquons aux autres que ce n’est pas très urbain. Malheureusement, Sie sprechen kein Französisch.

Jour 3

Les amis trouvent que c’est une bonne idée de lapider ma fille pendant qu’elle fait de la balançoire. Elle revient en pleurant – au moment où l’intrigue du thriller connaît un rebondissement de ouf.

la guerre des boutons
À trois, donnez-nous votre glacière électrique ou on tire.

Après avoir donné les premiers soins, je réussis à trouver un gosse qui parle français dans la bande et je le pourris bien comme il faut.

Pour ne pas commettre d’injustice, je trouve les parents des gosses allemands et je leur explique en anglais que jeter des cailloux sur ma fille, c’est mal. Ils s’excusent platement dans plusieurs langues. Ils sont vraiment upset contre leur fils qui fait de stupid things.

Jour 4

Les anciens amis espionnent mes filles dans la douche. Elles reviennent en pleurant.

Je chope les parents du gosse français. Il est puni dans sa voiture. (Par 35 degrés, c’est une excellente idée qui devrait régler définitivement nos problèmes.)

Jour 5

Les voisins allemands plient bagage. Je leur souhaite bonne route et surtout n’oubliez rien.

Jour 6

Nous trouvons que se faire des amis au camping n’est pas indispensable.

Les enfants sont formidables

Le jour où, après la dernière dispute, j’ai quitté leur casse-couilles de père, c’est-à-dire où je suis partie sans me retourner de la maison avec mes enfants, ma vieille voiture et mon portefeuille, les enfants ont eu deux préoccupations.

  1. On n’avait pas mangé, il était tard (12h07).
  2. Je venais d’annuler notre voyage à Lyon, or je leur avais acheté des sacs de couchage exprès.

Tout a été réglé assez vite. On est allées manger au Macdo (gigateuf !!! yeux énamourés des enfants pendant au moins 30 heures). Et je leur ai dit on n’a qu’à dormir dans les sacs de couchage chez vos grands-parents (cris de joie).

couette et glace
C’est peut-être le moment de demander à maman qu’elle m’achète un poney…