Un samedi paisible comme un autre

8h56. Dans le but de faire plaisir à mes petits boulets esthètes et rock’n roll, j’ai accepté de partager avec elles mes planches de tatouages éphémères. Ma bonté me perdra.

8h58. Nous faisons le partage du butin. Inévitablement, sur les 70 tatoos, elles veulent exactement les mêmes, à 2 exceptions près.

9h03. Je tente la voie diplomatique et nous entamons des négo serrées. Les boulets sont durs en affaires, aucun accord n’est possible.

9h09. La température monte. Le niveau sonore devient insupportable. Les premières larmes arrivent.

9h10. Je me gratte mentalement la tête en me demandant comment, encore une fois, on a pu en arriver là alors que l’objectif initial était de rigoler avec des tatouages (ok, y a mieux comme idée d’activité du samedi matin, ne me jugez pas).

9h11. Je pique la gueulante de l’année et j’envoie chaque enfant dans sa chambre parce que ÇA VA BIEN HO !

9h23. Je savoure le silence revenu quelques instants, j’en profite pour aller prendre une douche dans le calme et l’apaisement, et en sortant j’entends des conciliabules et trafics chambresques. Ma devise : en dessous de 40 dB je n’interviens pas.

9h28. Les enfants m’appellent pour que je vienne voir leur installation. Elles ont fabriqué un 2ème lit dans une des chambres pour pouvoir dormir ensemble. La logique de leur comportement m’échappe mais tant que ça fait pas de bruit, j’approuve.

9h32. Je remarque un petit stock de survie à portée de main des couchages : compotes, pain d’épice, bouteille d’eau. Je leur demande à quoi ça sert, elles me disent : on a pris de la nourriture parce qu’on a décidé de plus vivre avec toi.

21h04. Les forcenées sont toujours retranchées dans leur camp de base. J’attends l’épuisement des vivres pour les surprendre à l’aube.

Shinning
N’insiste pas maman, on t’ouvrira pas.
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Combat de RER

(Attention, terrain miné, risque important de narration d’anecdotes tout à fait dispensables – alors que c’est la pause café du matin, bordayl.)

– Le RER B je te jure c’est le pire.

– Ah non c’est le D le pire. Je l’ai lu dans Metronews.

– Non mais sur le B, y a des problèmes TOUS les jours, je te jure, toooous les jours, j’en ai ma claque ma parole.

– Tu sais ce qu’ils ont fait sur le D, ils ont supprimé un arrêt. Mais CARRÉMENT tu vois ?

Bon, on le fait à pierre-feuille-ciseau ?

(Tout ça parce qu’en fait j’avais besoin d’un prétexte pour partager cette bonne vieille vidéo des Super-Métro.)

I did it !!!

Je l’ai fait.

Certains bâtissent des empires ou des fortunes, sauvent le monde d’une astéroïde géante ou mettent leur tête dans la gueule d’un lion.

Moi, j’ai survécu à 10 jours de camping avec 3 enfants (oui, j’ai trouvé le défi trop pâle avec ma seule progéniture, j’ai donc invité une petite copine) et sans l’aide d’aucun allié adulte. (Sous vos applaudissements.)

Je suis une warrior de l’A6, une conquérante de la tente, une championne des vacances sans souci les doigts dans le nez.

Car, attention, j’ai ramené les 3 enfants entiers, correctement nourris (c’était pas gagné vu les délicatesses gustatives de la copine de ma fille et mon installation cuisinale limitée) et peut-être même satisfaits.

Je n’ai pas pété un câble, ne suis pas revenue au bord du burn-out, ne suis pas tombée en panne d’essence sur l’autoroute ou de batterie le jour du départ (ok c’était pas loin, mais ce n’est PAS arrivé), n’ai pas perdu les enfants dévorés par une écrevisse géante dans le petit ruisseau du camping (d’ailleurs il s’est avéré que ce n’était qu’une mue morte, pas de quoi paniquer), n’ai pas laissé les deux grandes s’entretuer dans un combat à mort les premières 24h (j’avais pourtant misé sur un autre genre de difficultés relationnelles, comme quoi il ne faut jamais sous-estimer l’ennemi), n’ai pas perdu la plus jeune avec ses tongues sur les sentiers escarpés de la montagne, et bien d’autres exploits encore.

Et même, même, j’ai pu finir mon livre en cours. Comme quoi la maîtrise était totale.

Je trouve qu’Indiana Jones est un petit joueur.

indiana jones
Après ça, plus que les bouchons de Lyon à passer et je suis sauvé.

Les (autres) amis du camping

Les enfants se sont fait des amies d’un niveau social élevé au camping, Agrippine et Cyrielle.

Ca change de Kevin 1 (celui qui jette des cailloux), Kevin 2 (celui qui drague ma fille aux lavabos), et Kevin 3 (celui qui donne des conseils de pêche à l’épuisette sur la plage).

prénom Kevin
Nombre d’enfants prénommés Kevin/an.