La magie du ménage

Ranger, c’est bien. Mais une fois que les surfaces sont dégagées de tout ce qui en faisait la vie, et non une photo de Ma maison chère et morte magazine, il y a un gros problème : la saleté se voit.

Pour remédier à ce problème, deux solutions : 1) ne pas ranger, 2) faire le ménage.

Pour les gens qui trouvent que le ménage, c’est chiant fatiguant, voilà le fruit de longues années de réflexion et d’expérience (j’aime transmettre, tu l’auras compris). Pour l’autre solution, je suppose que même les plus cons s’en sortiront sans mes bons conseils.

Les couleurs salissantes tu banniras. Ne jamais, JAMAIS, avoir des surfaces blanches chez soi, que ce soit du carrelage (saleté visible à seconde +2 après le passage de la serpillière), des murs (fuir particulièrement le blanc mat qui est impossible à laver une fois taché (pour les psychopathes qui auraient l’idée de laver leurs murs)) ou autre chose. Je sais pas quoi d’autre peut être blanc. Des placards. De la déco. Pas de blanc, on a dit. C’est le MAL. À la limite les plafonds, qui sont quand même coton à salir sans le faire exprès. Et l’électroménager parce que t’as pas le choix (ou alors c’est du très dessus de gamme, t’as pas les moyens).

Variante du blanc : les surfaces chromées. N’achète pas la cuisine Ik*a chromée. C’est classe mais dès que tu touches le placard, tu laisses tes empreintes digitales, au minimum. Ou alors renonce à ouvrir tes placards.

Corollaire de la règle numéro un : les couleurs camouflage tu choisiras. Sont recommandés : le gris, le marron, le bois, et en général tout ce qui est texturé ou à motifs, surtout quand c’est irrégulier. Quand c’est sale, tu peux faire semblant que la goutte de Danette au chocolat séchée sur le parquet est un noeud du bois.

Les invités la nuit ou les jours de pluie tu recevras. Rien de pire qu’un rayon de soleil pour révéler tous les gros moutons dégueulasses qui squattent sur le sol de ton salon, les cheveux de tes enfants dans l’entrée (parce que c’est là qu’ils se coiffent le matin, par exemple), ou les poils du chat dans le couloir (dans le meilleur des cas). Le pire du pire : le soleil du matin ou du soir, rasant, qui met en lumière aussi la poussière des dessus de meubles, voire d’endroits que tu n’aurais jamais pensé à nettoyer sans l’aide du soleil. Quand tu es tout seul, tu as la force de caractère de traiter tout ça par le mépris. Mais quand il y a des invités, tu ne vois que ça et tu n’assumes plus du tout ton choix d’utiliser ton temps libre à autre chose que le ménage (alors que le revendiquer au bureau, c’est plutôt easy).

Des housses partout tu poseras. Oui, parce que le canapé crème (fail) avec les traces de goûter, les auréoles de jus d’orange ou les petits trous dans les coussins (ça s’use vite ces conneries, deux-trois saltos avant de la petite et c’est déchiré), c’est pas de la douceur pour le regard. Mais déhousser le canapé pour laver le tissu qui sera immédiatement resali après la pose, sachant que dépose + repose = environ 4h d’énervement, de pleurs, de sueur et de douleur, c’est pas réaliste. Sois raisonnable, achète un plaid sympa et pas cher, qui se pose sur les taches et se lave facilement quand lui-même est taché.

Si vraiment, vraiment, tu es réduit à faire le ménage, voilà un dernier conseil.

Ce qui est visible tu privilégieras. Sache qu’il y a des endroits qui peuvent rester sales sans que ça se voie trop. Alors en cas d’analyses bactériologiques, tu iras en prison pour tentative d’empoisonnement par insalubrité et tes enfants seront placés, mais si tu échappes à ça, ton intérieur fera illusion – surtout si tu ne laisses pas les gens rentrer trop longtemps chez toi. Tu peux donc à peu de frais et en peu de temps réaliser un ménage qui donnera l’impression que tout est clean. La priorité : les grandes surfaces, surtout si elles sont claires, et tout ce qui est à hauteur du regard. Si tu invites un nain et un géant, élargis la zone de nettoyage. Si tu invites des petits enfants (< 1,10 m) ou de jeunes adultes, ne te fais pas chier, les enfants et les moins de trente ans ne voient pas la saleté.

Si par malheur tu ne m’as pas écoutée (ou que tu es en location et que ton proprio ne m’a pas écoutée) et que tu as un carrelage blanc, des murs blanc mat, des rideaux blanc perle et des placards blancs, tant pis pour toi, il n’y a pas grand-chose à faire.

menage
Astuce n° 12 : faire le ménage en string devant la fenêtre pour pécho un(e) riche conjoint(e) qui paiera une femme de ménage.

La magie du rangement

Comme c’est l’heure du grand rangement de l’été pendant que les enfants foutent le bordel ailleurs sont en vacances avec leur père, comme par ailleurs je suis pas une radine de mes conseils en or, alors que je pourrais les monétiser dans un best-seller mondial (mon esprit chrétien me perdra), voilà mes bonnes astuces pour un intérieur rangé sans effort.

magie rangement
Vite, une manucure magique avant de ranger !

Ce qui marche

Cacher. Évidemment, le problème principal du bordel, c’est qu’il se voit. La solution : qu’il ne se voie plus. Prévoir une maison à cachettes pour ranger vite et bien tout ce qui traîne : placards qui ferment, tiroirs, dessous de lit, rideaux, portes, buanderies, boîtes, paniers, sacs… Éviter impérativement les étagères, qui ne cachent rien. Si on n’a pas de cachettes, aller au magasin de cachettes et en acheter plein.

Jeter (d’après Marie Kondo). Plus radical mais terriblement efficace. Voilà comment je procède.

  1. Un jour de fou rangement, lassée de voir traîner partout jouets, papiers et dessins d’art, ustensiles de cuisine ou objets high-tech, je jette avec rapidité et efficacité ce qui traîne dans des contenants (ça veut dire des sacs de supermarché).
  2. Je dissimule les sacs dans un endroit clos, par exemple la buanderie. Ah non y a plus de place. Je les mets à l’écart dans la salle télé.
  3. Je laisse reposer plusieurs semaines (impératif). Quatre semaines est un minimum, trois mois est mieux, un an est idéal (mais c’est long, un an).
  4. Je jette les sacs sans regarder ce qu’il y a dedans.

Ne rien faire. Cette solution n’aboutit pas au résultat escompté (avoir une maison rangée). En revanche, on s’aperçoit qu’à partir d’un certain seuil, le niveau de bordel semble stagner. Ou alors il y a plus de bordel mais on ne s’en rend plus compte, ce qui revient au même. C’est en tout cas la méthode la plus rentable car elle ne nécessite aucun effort pour un effet réel.

Aparté. L’inconvénient de ces méthodes, c’est les difficultés que j’ai parfois à retrouver certains objets, soit parce qu’ils sont cachés, soit parce que je les ai jetés sans le savoir, soit parce que c’est trop le bordel. Mon père avait trouvé un remède infaillible, non pour le rangement, mais pour éviter de chercher des objets : il en achetait plusieurs exemplaires, partant du principe que si la maison contenait vingt-deux coupe-ongles, il finirait bien par tomber sur au moins l’un d’entre eux, quel que soit l’état de la maison. La plupart du temps ça fonctionnait.

Ce qui ne marche pas

Trier. Imaginons. Je trie minutieusement le bordel de la table basse (ceci est un exemple fictif, j’ai renoncé depuis longtemps à ranger la table basse). J’étale sur toute la surface du sol du salon, en petits tas distincts, les objets triés, afin de les regrouper avec leurs semblables, du moins avec ceux qui doivent aller au même endroit. Cela suppose déjà que le sol soit dégagé, et implique donc un effort préalable. Hélas, une fois le tri effectué, je me rends compte que je n’ai fait que la moitié du job. Il faut ranger. Aller dans chaque pièce de la maison (je vous ai dit que j’habitais à Moulinsart ?, cela rend l’opération très fatigante), me rendre compte qu’il n’y a pas de place pour l’objet concerné à l’endroit où je comptais le ranger, imaginer un autre endroit disponible et pas trop baroque (parce que si je range le cirage à chaussures avec les jeux de société je suis sûre de ne jamais m’en souvenir ni le retrouver), me rendre à l’autre endroit, etc. Souvent j’abandonne avant la fin, et mon salon ressemble à un stand de vide-grenier. Pour finir, je remets tout sur la table basse.

Grouper. Avec l’expérience, on se rend compte qu’agrandir les surfaces dégagées peut donner une impression d’ordre (en tout cas de meilleur ordre que quand chaque espace est occupé par des objets divers). Il suffit donc de grouper le bordel, en respectant le principe de la pyramide : les trucs grands en dessous, les plus petits sur le dessous (tenir compte aussi du poids). On arrive ainsi à un effet visuel intéressant de piles alternant avec des zones vides. Malheureusement cela présente deux gros inconvénients. 1) Si des enfants habitent chez vous, les piles ont une espérance de vie de 15 minutes. 2) Si vous avez besoin d’un objet, la loi de l’emmerdement maximum fera que ledit objet sera soit au milieu d’une pile (on ne le voit pas et on ne le trouve donc jamais), soit tout en bas et il faudra rompre le précieux équilibre et, la plupart du temps, foutre la pile par terre.

Ranger. J’avoue, de temps en temps, poussée par la pression sociale, je me dis que ça serait bien de ranger un peu tout ce bordel, que je m’y retrouverais mieux, et que je finirais par gagner du temps (il faut savoir perdre pour gagner, tout le monde sait ça). Donc je m’y mets. Devant l’ampleur de la tâche, je me fixe un objectif raisonnable : ranger et trier une petite pièce, ma chambre par exemple. Au bout d’un nombre d’heures important, je vois le bout du tunnel. Et là je réalise que c’est très décourageant. D’abord parce que j’y ai passé un temps infini qui aurait été mieux employé à boire une Chimay fraîche au soleil en lisant un bon roman américain. La vie n’est-elle pas trop courte pour s’emmerder ainsi ? D’autre part parce que ça ne se voit pas. (Ok, j’aurais dû commencer par une pièce qui se voit, malheureusement c’est une pièce trop grande et il me faudrait plusieurs vacances d’été pour en venir à bout.) Ensuite, parce que n’étant pas habituée du tout à avoir une zone rangée chez moi, je ne retrouve pas plus mes affaires : comment deviner que cet objet que je cherche est rangé à sa place ? Enfin, parce qu’au bout de quelques jours, il faut tout recommencer. Le bordel, tel une marée envahissante et invincible, est revenu.

Demander aux enfants de ranger. C’est la pire des solutions, celle qui apporte le plus de déception pour un investissement important. Ca ne marche pas du tout : les enfants sont pas cons, ils savent que ranger, c’est nul, ils vont donc mettre toute la puissance de leur inertie au service de leur résistance au rangement. Au final, j’aurai dépensé toute mon énergie à essayer de leur faire ranger trois livres et il sera l’heure d’aller se coucher. Il vaut encore mieux ranger soi-même, c’est dire si je déconseille cette option.

Demain, En septembre, L’année prochaine, ma routine ménage.

Le divorce pour les nouilles

Comme c’est mon premier divorce, je découvre beaucoup de choses, c’est très intéressant. Le fonctionnement de la justice par exemple est assez intriguant de mon point de vue.

Je résume en gros : tu déposes un dossier pour demander l’autorisation de divorcer (ça s’appelle une demande d’assignation en divorce, d’après mes souvenirs). Pour cela, il faut « saisir le JAF » [juge aux affaires familiales, pour les nouilles débutants].

C’est le moment de demander un paquet de pognon à ton ex-conjoint.

En fait non, mais je n’entrerai pas dans ces détails pour l’instant.

Donc je dépose un dossier circonstancié. Je demande d’urgence des mesures provisoires (= une décision concernant la garde des enfants, le domicile de chacun, etc., en attendant le vrai divorce qui peut être loooong, très loooong à venir) étant donné le chaos dans lequel on vit depuis mon départ de la maison. Je propose poliment qu’on me confie les enfants étant donné l’état psychologique de mon ex-mari (c’est une époque où il s’est suicidé de plusieurs manières, c’était varié, on ne s’ennuyait jamais, les pompiers et le Samu sont devenus des bons potes à force, sauf que je trouvais qu’ils laissaient un peu trop de bordel dans la maison). J’ajoute les petits papiers qui vont bien, ceux qu’on fait faire de gaieté de coeur au poste de police parce qu’on a rien d’autre à foutre dans sa vie, hein. Je me présente le jour dit au tribunal. J’attends plusieurs heures dans le « couloir des divorces » car les JAF font ça à la chaîne et forcément, ils prennent du retard parce que régler des crépages de chignon plus ou moins graves en une demi-heure, c’est un peu optimiste.

Et là, je tombe sur une JAF qui a décidé que vraiment, j’étais une grosse tepu de quitter ce pauvre monsieur. Bref, après une audience angoissante – j’ai même cru à un moment qu’elle allait confier la garde des enfants à leur père dépressif et suicidaire -, nous sortons de là avec un « accord ». Et une incitation très forte d’entamer une médiation familiale, car la JAF croit du fond de son coeur pur à la médiation familiale, c’est ce qu’il nous faut. (En réalité ce fut une perte de temps, d’argent et d’énergie supplémentaire, pas que je soie contre la médiation familiale, mais dans notre cas c’était tout à fait inapproprié.)

Et là, il faut bien comprendre que cette première audience, appelée « de non-conciliation » ne sert qu’à dire : ok les gens, vous voulez divorcer (ou l’un/e d’entre vous veut divorcer), vous pouvez y aller, go !!! Et, quand même, à avoir un papier, appelé ONC (ordonnance de non-conciliation), qui acte tout ça, détaille la garde, les domiciles, la pension, toussa. Papier que tout le monde va demander dans les mois à venir : la mairie, les impôts, la CAF… Donc le perds pas sinon t’es bien dans la merde.

david beckham
Oui je sais ça n’a rien à voir mais quand j’ai tapé « divorce nouille » dans Google Images je suis tombée sur David Beckham. Et puis ça fait joli.

La suite du programme, si j’ai bien compris, c’est qu’il faut « assigner en divorce ». Et là, de mon point de vue, c’est surréaliste. En gros il y a pas 36 façons de divorcer :

  1. T’es d’accord avec l’autre pour jeter l’éponge. C’est le consentement mutuel. Reste à régler ce qui concerne les éventuels enfants, le fric (ça s’appelle « liquider la communauté »), le logement (« liquider la communauté » aussi, si t’as acheté un « bien »), la ou les voitures, les bijoux, les lingots, les meubles Starck, etc. Si t’es pas d’accord pour le consentement mutuel, il faudra aussi liquider la communauté, mais plus tard, après un parcours semé d’embûches. Donc munis-toi de patience. (Et de fric, pour l’avocat.)
  2. T’es pas d’accord avec l’autre, par exemple il veut pas te quitter parce que tu es la femme de sa vie, et il te fera plus jamais peur en balançant des chaises à travers le salon, c’est juré. Mais toi tu trouves que si, tu veux divorcer quand même. Alors là c’est pas compliqué non plus :
  • A) Divorce pour faute. Tu dis : madame la JAF, il m’a embêtée, je peux prendre mes cliques et mes claques et aller vivre sereinement un peu plus loin ? Là où ça se corse c’est qu’il faut PROUVER la faute. Donc petits papiers du commissariat si c’est pour violence (en général ça suffit pas, il faut aussi des écrits des services médico-judiciaires, ou UMJ, mais il faut savoir qu’il faut vraiment s’être fait démolir la gueule pour que ça compte), certificats médicaux si c’est parce qu’il se drogue et dépense tout l’argent du supermarché en héroïne, relevés bancaires si il est accro au jeu et a endetté la famille sur 5 générations en perdant au poker, photos de détective privé si il saute sa secrétaire, etc. Toutes ces sortes de choses qu’il est très difficile et coûteux d’obtenir. Sachant que ça signifie aussi entrer en guerre.
  • B) Divorce pour altération du lien conjugal. Tu dis : madame la JAF, en fait on vit plus vraiment ensemble, notre mariage est une farce, on peut arrêter là ? Pour que ça soit validé, il faut prouver qu’il n’y a plus de vie commune depuis deux ans. Et là où je trouve ça formidable, c’est qu’on prend comme date d’origine de la « cession de vie commune » l’audience de non-conciliation. Soit le moment où la JAF elle-même nous a autorisé à « résider séparément ». En même temps c’est pratique, on va pas me demander de lui prouver quoi que ce soit.

J’en suis là. À compter les mois pour savoir dans combien de temps on pourra être vraiment divorcés. En attendant mon ex-mari me surveille du coin de l’oeil et ne manque pas de me rappeler mes obligations de femme mariée : fidélité, assistance au conjoint… (ça ne va pas jusqu’au devoir conjugal, il a quand même le sens du ridicule passé un certain seuil).

J’ai encore du mal à comprendre pourquoi, en 2014, on ne peut pas juste dire : je veux divorcer, point barre. Ca m’apprendra à m’être mariée.

Note pour ceux qui sont jaloux : on peut passer devant le JAF sans être marié, du moment qu’on a des enfants.

Mon shopping fauché

[Post anti-soldes]

Ce n’est un mystère pour personne : avec un seul salaire (pour 3) au lieu de deux (pour 4) on vit moins bien. J’ai donc perfectionné ma liste de spots pour shoppeuse fauchée.

– J’habille les enfants et moi au supermarché. Non, c’est pas glamour, mais on trouve souvent des basiques potables et des hauts sympa. Et comme j’ai un petit gabarit, je peux fouiner moi aussi au rayon enfant (9,90€ les 3 shorty, et ils n’ont pas forcément des dessins de la reine de neiges). Cette année j’ai même trouvé pour moi une robe de Noël qui brille de mille feux (14 ans, 14,90€).

– Je traîne chez l’incontournable H&M (tout le monde connaît, je n’entre pas dans les détails).

– De temps en temps, je passe quelques heures chez Emmaüs. Évidemment, c’est pas là que je trouve des fringues pour les grandes occasions, mais si on n’a pas peur de passer du temps à farfouiller dans les bacs et sur les portants, on tombe sur des super affaires.

– Je suis abonnée au site Vente-privee.com. Je surveille particulièrement les ventes de marques enfant pas chères comme Vert Baudet ou Okaidi. Quand ils déstockent sur ce site, il y a des tshirts à 4€ ou des robes/pantalons/pulls à moins de 10€. Attention, ça part très vite. Si la vente ouvre à 7h, il faut être devant son ordi à 6h59, prêt/e à cliquer. Je mets tout ce que je vois de bien dans mon panier et je trie ensuite.

– Sur les sites de VPC enfant et adulte (Vert Baudet, La Redoute, 3 Suisses), on trouve souvent des réductions de -20 a -70% (à croire qu’on est une grosse truffe quand on achète au prix fort). Il faut surveiller. Et surtout aller voir en fin de collection et en période de soldes, où pas mal de choses sont bradées.

shopping

– J’ai une carte Monoprix. Il y a régulièrement des réductions réservées aux détenteurs de la carte, 50% ou même plus. Sur les fringues d’enfants, qui ne sont pas à prix exorbitant au départ, c’est super intéressant. Et pour le coup ,je trouve des choses plus chicos que chez Emmaüs.

– J’ai abandonné l’espoir de faire des trouvailles dans les vide-grenier car je ne suis pas une lève-tôt et quand je me pointe, les fringues les plus sympa sont déjà vendues depuis longtemps. En revanche, on peut y dénicher des équipements sportifs à prix incroyable. Cette année j’ai acheté une paire de rollers pour 3€ et j’ai vu du matériel d’équitation, des chaussons d’escalade, etc. On y trouve aussi des jeux de société sympa et parfois en très bon état pour quelques euros. Cerise sur le gâteau : comme j’arrive avant la fermeture, les vendeurs ont envie de se débarrasser de ce qu’ils n’ont pas vendu et, une fois sur deux, quand les enfants repèrent un truc génial (peluche mitée ou neuve mais d’un esthétisme douteux, collier en toc, objet déco non identifié), elles repartent avec sans rien dépenser. (La contrepartie, c’est que toutes ces merdasses atterrissent dans ma maison.)

– Je n’essaie même pas de faire l’ouverture des soldes IRL. Je ne blâme pas ceux/celles qui le font mais pour moi, c’est juste inconcevable de me battre à la machette dans un magasin plein comme un œuf au cas où je trouverais La Super Affaire. Il m’arrive d’y passer après la bataille, quand tout est bradé, et c’est évidemment décevant. En général, les trucs qui me plaisent sont en taille 44. Et les horaires sont incompatibles avec ma vie de working maman busy.

– Je n’ai pas trouvé de bon plan pour les chaussures. C’est un problème dans mon budget parce que les enfants grandissent vite des pieds et qu’acheter des chaussures cheap, c’est vraiment pas une bonne idée. Elles sont bousillées au bout de 15 jours et il faut assumer son gosse qui part à l’école en ressemblant à un clodo. J’ai d’ailleurs pu constater qu’une chaussure cheap usée, ça fait vraiment comme les chaussures de clodo dans les BD, avec la semelle qui s’ouvre comme une bouche. Quand j’ai le courage, je vais au stock Kickers, qui est loin de chez moi, et où ça reste cher. Oui mais c’est Kickers, ça vaut. Ben en fait pas tant que ça. J’ai été souvent déçue, par exemple par des bottes dont la fermeture Éclair lâche au bout de deux mois.

– Je ne suis pas fan du Bon coin ni de eBay pour les habits. Souvent, les photos sont souvent moches et ne donnent pas envie. D’ailleurs, je ne vais plus sur eBay, le principe des enchères ne colle pas à mes besoins (acheter pas cher, et sans y passer des plombes, des trucs d’occasion). Sur le Bon coin en revanche, je trouve des jouets ou des meubles. Et j’en revends aussi. J’aime bien ce principe de circulation des objets.

En résumé, beaucoup d’Internet et de farfouille, et on s’en sort pas si mal.

Guide de survie en milieu hostile (tome 1)

Le milieu hostile, c’est la vie en général, avec tous les petits poisons quotidiens, encore plus quand on est parent seul, solo, alone, avec des enfants plus ou moins nombreux et plus ou moins grands. J’ai de la chance j’en ai que deux et elles sont pas (trop) petites. En revanche, elles ont un putain de caractère (probablement les gênes paternels).

Le guide de survie c’est un work in progress avec les bonnes idées comme elles me viennent pour ne pas péter un câble dans cette jungle hostile qu’est ma vie de mère célibataire, travailleuse parisienne habitant en banlieue [coucou RER B ! si tu m’entends, je rêve toujours du jours où tu arrêteras de me compliquer la vie en m’imposant des marges de malade pour aller chercher mes enfants et des pics de stress quand j’ai une réunion matinale], cadre avec un salaire d’employée [celui qui me propose un job où c’est l’inverse, je l’épouse – si c’est une femme, je la bénis sur 7 générations], jeune divorcée avec un ex relou [parce que c’est plus drôle, ah ah ah, on se marre tous les jours avec mon ex, il est plein d’idées].

Passons aux choses sérieuses.

index

De toi, beaucoup de soin tu prendras. En effet, comment supporter tous les poisons quotidiens et ne pas passer tes enfants par la fenêtre si tu as faim, tu es fatiguée, tu es grosse et moche et pas épilée ? (Et que tu regardes TF1.) (Et que tu as pas vu ta meilleure pote depuis 3 semaines.) Donc ma devise c’est « une mère qui va bien, ses enfants vont bien ». Ce qui m’aide à leur apprendre, à mes enfants, que maman elle aussi a des besoins voire, soyons fous, des envies.

Des priorités tu établiras. Par exemple, ce week-end, je devrais faire le ménage parce que c’est vraiment dégueu chez moi. Sauf que je suis crevée et que j’ai juste envie de buller et d’aller faire la fête avec ma copine qui n’a pas non plus ses enfants, ça tombe bien. Qu’est-ce qui est plus important ? Je dirais : ça dépend. De chacun, de son degré de tolérance à la saleté et au désordre, de la force du besoin de sortir, etc. Le tout c’est de bien peser le pour et le contre et de ne pas s’imposer un truc par principe, juste parce qu’il faut le faire, alors que c’est pas si grave de le zapper et que c’est d’autre chose qu’on avait besoin.

Une bonne organisation tu auras. Oui, des fois ça fait un peu militaire. Préparer les habits le soir pour le lendemain, faire la bouffe le dimanche pour le début de la semaine, anticiper, anticiper, anticiper. Parce que finalement, courir après le temps, rattraper le retard, chercher des trucs partout parce qu’on a la flemme de ranger, c’est beaucoup de temps perdu, de stress inutile et de mécontentement de soi. Or personne n’a besoin d’être mécontent de soi. Je le sais. Donc tout ce qui peut faciliter mon organisation, je prends. Les listes, les plannings, un rangement efficace, un petit coup de boost au moment où j’ai la flemme parce que si je reporte au lendemain je ne vais pas m’en sortir.

L’aide des autres tu accepteras. Ca j’avoue, j’ai eu du mal. Je n’aime pas demander service, je me sens redevable, j’ai l’impression d’avoir échoué à me débrouiller toute seule. Il faut pourtant avouer que toute seule 24/24 avec des enfants (sauf un week-end sur deux), c’est difficile. J’ai de la chance, j’ai des parents en or et qui habitent tout près. Souvent même, ils proposent leur aide avant même que je demande. J’ai appris aussi à demander aux autres parents de l’école quand j’avais vraiment besoin. La clé c’est de ne pas abuser – et d’avoir un panel suffisamment large pour pouvoir tourner. On peut dire que depuis 1 an et demi que je suis seule, j’ai dû utiliser ce joker 3 fois grand maximum. J’ai remarqué que j’accepte mieux qu’on m’aide quand je peux aider en retour. Pour ça il faut être un peu à l’écoute des besoins des autres. Et puis les gens sont pas des chiens, enfin pas tous, quand ils savent que tu es seul(e), ils sont souvent disposés à aider. Ils galèrent en couple alors ils imaginent l’enfer pour un parent seul (alors que c’est faux, mais c’est un autre sujet).

Un bon réseau tu te créeras. Pas de secret, c’est ce que font probablement tous les parents. Sauf que quand on est seul(e) c’est encore plus précieux. Ca permet de faire des échanges pour les trajets des activités, voire d’être au courant des bons plans d’activités, plutôt que d’envoyer son enfant faire du solfège chez Gisèle, qui est une vieille vache aigrie.

Un autre jour je parlerai des mes astuces trop futées pour dresser les enfants sauvages. Par exemple le matin quand la cloche de l’école sonne dans 10 minutes et que personne n’est habillé.